Photo argentique Didier Olivré – Festival DansFabrik, Scène Nationale Le Quartz, Brest
Dans le cadre de la présentation de ‘Projection’, 3ème volet du Triptyque Camera Obscura

Performeuse / Chorégraphe

Formée au “Live Art” (Performance) en Grande-Bretagne au Royal Conservatoire of Scotland à
Glasgow, (ex.RSAMD – Contemporary Performance Practice Course) après un premier
parcours théâtral et une pratique de la danse (Conservatoire d’Art Dramatique – Brest, Troupe-
École d’Art Dramatique Pierre Debauche – Agen). Elle est, par ailleurs, titulaire du DU Art,
Danse et Performance (Université de Franche-Comté, Besançon).

Parcours

Ce chemin tant artistique que personnel l’amène à travailler et vivre en France, en Grande-
Bretagne et en Allemagne sur des projets collectifs et autour d’une recherche plus individuelle.
Elle interroge ainsi, au long cours (2003-2012), son rapport au regard, à l’intime et au
dévoilement de soi, dans le cadre du Triptyque Camera obscura. Questionnement qui
l’accompagnera durant ses déambulations artistiques en Europe.
Très intéressée également par les processus de créativité et l’expérience sensible, elle mène en
parallèle, une recherche sur la transmission de ces thématiques et le développement de la
créativité dans le cadre d’ateliers et de créations pour enfants et adultes en utilisant des
médiums et des dispositifs transdisciplinaires (installation plastique, son, voix, lumière, corps,
vidéo, etc.). Dans ce cadre, elle collabore régulièrement depuis 2006 avec le Festival
Entrendanse (Festival de danse pour enfants).et depuis 2007 avec Le Service Culture et
Animations de la Ville de Brest en milieu scolaire.

Positionnement artistique

Elle est intéressée par l’exploration de l’altérité, de la relation avec le spectateur et cherche à le
rencontrer de manière plus horizontale, plus fragile. Pour ce faire elle installe un rapport de
grande intimité avec lui afin de se mettre dans une situation de fragilité en créant des
installations-performances dans lesquelles le spectateur est nécessaire au fonctionnement du
dispositif. Tout tourne autour de lui, son rôle est indispensable, cela permet ainsi de casser les
rapports de hiérarchie souvent inhérents au ‘spectacle vivant’ et à ses codes habituels : la
scène et le 4ème mur. Chacune des deux parties (artiste/spectateur) peut ainsi faire cette
expérience de fragilité et d’intimité. Par ce biais, elle espère parvenir à une plus grande
réceptivité dans leurs échanges.

Dire ou montrer le soi, l’intime, est, dans ce cadre-là également, une manière d’aller chercher
l’universel : ‘s’utiliser’ pour aider l’autre à mettre à jour le soi et et parvenir ainsi à un étrange
télescopage entre l’intime et l’universel.
Quant au mouvement, au geste, il entre lui aussi dans la sphère de l’intime. Trouver le geste
juste, celui qui dans une installation donnée fait sens, est indispensable et nécessaire afin de
ne jamais entrer dans une forme de décoration.
Des installations-performances immersives, courtes, répétées en boucle pendant plusieurs
heures, dans un rapport intime de « un-à-un » avec le spectateur, clé de voûte indispensable de
l’installation. Le geste, construit en rapport avec le dispositif, est celui d’un corps contraint, une
présence en creux ou en plein qui vient activer ce dispositif.

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